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Histoire de Carnoux-en-Provence

jeudi 21 janvier 2016, par Maurice ADRIEN

HISTOIRE DE LA COMMUNE DE CARNOUX-EN-PROVENCE

Voici un extrait de la revue municipale « Le Messager N°43 » qui retrace l’histoire singulière de notre commune de Carnoux-en-Provence.
En effet Carnoux a été instituée en commune en 1966.







Son histoire est singulière. Elle prend ses racines outre méditerranée.
À Carnoux vous ne trouverez pas de vieux clocher, de vieilles rues étroites et sinueuses comme dans la plupart des vieux villages provençaux. Carnoux est une ville nouvelle structurée, par des rues tracées au cordeau, avec des bâtiments d’architecture moderne. Carnoux est la 119 ème commune des Bouches-du-Rhône et l’une des dernières née en France.

Tout commence le 24 mars 1957 lorsqu’à Casablanca (Maroc), deux entrepreneurs, M. Prophète et M.Cabanieu, fondent la Coopérative Immobilière Française (CIF). Il s’agit de créer un groupe d’habitations afin d’y reloger les Français du Maroc après que le protectorat a pris fin en 1956. Monsieur Prophète jette son dévolu sur les quelques centaines d’hectares de notre vallon, situés idéalement entre Aubagne et cassis, à quelques encablures de Marseille. Carnoux n’est alors qu’un lieu quasi désert où le hameau des Barles, la ferme du Mussuguet et la bastide de la Crémaillère occupent ce morceau de garrigue brulée par le soleil et balayée par le mistral. La CIF installe ses bureaux dans la seule demeure de style datant du XVIIIe siècle, la Crémaillère) qui sert de relais de diligence pour le service des postes. Dès 1958, les architectes de la CIF dessinent, lotissent, édifient et viabilisent ce lieu-dit assis à la fois sur deux communes mais aussi sur deux cantons. Des travaux gigantesques sont entrepris : villas à toit plat, immeubles, commerces, Motel, station de pompage pour approvisionner le vallon en eau, tout-à -l’égout et station d’épuration, gaz et électricité, route et voies de communications. Les travaux durent plusieurs années pendant lesquelles la cité est un chantier permanent.

Fin 1960, apparaît le premier « Messager de Carnoux », informant les coopérateurs de l’avancée des travaux. Cependant la commercialisation et l’animation du groupe d’habitation s’avèrent difficiles. En 1960, seulement 2,4 % des adhérents de la CIF vivent à Carnoux en permanence. Début 1962, on compte seulement 242 habitants. L’indépendance de l’Algérie (en juin 1962) a pour conséquence l’arrivée massive en Métropole, en seulement quelques mois, d’un million de rapatriés, « les Pieds Noirs ». Nombre d’entre eux entendent parler de Carnoux, cité créée par des Français du Maroc. Et s’y installent comme dans un lieu qui leur serait quelque peu familier. Dès 1963, un changement démographique s’opère. On compte alors 1200 Carnussiens. Très vite une communauté de vie s’installe. Certains réclament au Préfet une enquête publique afin que Carnoux soit érigée en commune
indépendante, de plein exercice. Après deux échecs successifs, il est proposé de procéder au rattachement de Carnoux à la commune d’Aubagne. Un groupe d’opposants se constitue : le « Comité des Cinq ». Il réunit sous la présidence d’Ignace Heinrich : Melchior Calandra, Paul Bonan, André Laforest, et Adolphe Faure.

À force de campagnes de presse et de réunions publiques mais aussi grâce à l’aide et la compréhension du Préfet, des Maires d’Aubagne et de Roquefort -la -Bédoule, Carnoux est érigée en commune de plein exercice par décret du 26 août 1966 signé par le Premier Ministre Georges Pompidou. En janvier 1967, le premier conseil municipal est élu avec à sa tête M.Pierre Maret, premier Maire. En 1970, l’Hôtel de
Ville
est inauguré. La CIF, quant à elle, sera dissoute en 1975 et cédera son actif à la commune. Carnoux est un cas unique en France. Une communauté en
exil, celle des Français d’Afrique du Nord, a créé une ville ex-nihilo, par une volonté privée, sans aide de l’État. L’esprit pionnier de ces femmes et de ces hommes est à l’origine d’une extraordinaire aventure. Dès 1963, des rassemblements populaires sont organisés préfigurant le pèlerinage qui a lieu chaque 15 août sur la place Lyautey. En mars 1966, L’Église Notre Dame d’Afrique voit le jour au coeur de la cité. Elle fêtera également ses 50 années d’existence en 2016. Née de l’abnégation d’un groupe de pionniers visionnaires et avant-gardistes, notre ville a parfaitement réussi son intégration.

Carnoux n’a jamais voulu être une citadelle rapatriée, encore moins un ghetto. Carnoux n’est pas une ville « réserve », c’est une ville qui regarde l’avenir, mais qui n’oublie pas ses racines. Carnoux ne cesse pas d’évoluer et les travaux de la ZAC du centre-ville écrivent en ce moment même une nouvelle page de son Histoire.


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La page 5 du Messager N°43

Texte et photos extraits du Messager N°43 JANVIER 2016 LA REVUE MUNICIPALE DE CARNOUX-EN-PROVENCE

Une vidéo municipale sur l’histoire de Carnoux

Plus d’informations et de photos sur le site de la Ville de Carnoux


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